
Respectueuses salutations.
Si j’ai bien compris le savoir-vivre du bar, c’est ici que l’on raconte sa vie en s’accoudant la première fois.
Cela tombe bien, les anniversaires alimentent ma nostalgie.
Un demi-siècle, il va falloir résumer.
Le 26 mars 1969, je signe la commande d’un 4/4 4 places.
22 ans, célibataire, il m’avait fallu 4 ans d’épargne de la majeure partie de ma solde de militaire-logé-nourri
pour réunir les 18.000 francs nécessaires.
Moins d’un an plus tard, je n’étais plus célibataire.
Le 4/4 regagnait sa terre natale across the channel pour notre honeymoon.
J’avais partagé mon cœur, je suis resté fidèle à ses deux copropriétaires !
Jusqu’à la fin des 80’s, il nous arrivait d’entasser les 4 enfants sur la banquette arrière et la valise sur le porte-bagage.
Vers la fin des 90’s, les relations se sont refroidies.
Le 4 /4, qui s’était révélé très capricieux dès le 1er jour, montrait, avec l’âge, de plus en plus de signes d’infidélité-infiabilité.
Sans compter les contrôles techniques et autres, les normes et une compatibilité limitée avec l’activité professionnelle.
Mars 2009, la retraite approche.
40 ans après, je retourne rue Brunel signer la commande d’un tourer V6 "Centenary - Limited Edition - 013/100".
Les anniversaires alimentent aussi le marketing !
Nous vivons dans la campagne profonde du nord de la France.
On the road quotidiennement, sauf par plus de 30 cm de neige.
PS.
Le 26 mars 1969, ne la connaissant pas, j’ignorais que c’était le jour des 20 ans de ma seconde moitié.
Seconde par ordre de chronologie, pas par ordre de préférence !
Je vous quitte, le roadster piaffe.
Nous partons fêter la septantenaire avec Pomp and Circumstance.
"Land of Hope and Glory", comme disait Elgar de Malvern.
LouPTG


