AUTO-RETRO présente l'essai de mon Tourer dans son N° de mars, à paraitre le 15 Février.

A défaut de vous présenter l'article, voici le récit du "making of"
Vendredi 14, le RDV de principe était pris depuis le milieu de semaine, l'heure et le lieu le jeudi soir: 10 heures du matin dans la campagne Seine et Marnaise à environ 25 Km de la maison.
Départ à 9h20 en plein brouillard givrant.
Arrêt à la station Total Access d'Ecuelles pour remettre du Super, histoire de ne pas devoir chercher une station durant l'essai et accessoirement de nettoyer le pare-brise où le givre commence à s'accumuler.
Comme souvent j'ai eu droit à un commentaire sympathique de la caissière qui me demande quand même si je n'ai pas trop froid:
"j'ai chaud à la jambe droite et froid au bras gauche."
Je poursuis ma route sur l'ancienne N6 et bifurque à droite en direction du point de rencontre qui n'est plus qu'à 6 km.
Le brouillard s'épaissit, et la couche de glace commence à envahir à nouveau le pare-brise, les essuie-glaces pourtant en balayage continu glissent gentiment sur la couche de givre, la zone de visibilité se réduit à vue d'œil.
J'arrive enfin, il me reste une meurtrière d'environ 15 cm de large sur 6 cm de haut pour me diriger.
Le journaliste sort du petit troquet qui est sur la place de l'église et vient me proposer un café, le photographe nous y attend.
Nous repartons rapidement vers le lieu des premières prises de photos, le photographe cherche une route bien orientée par rapport au soleil qui tente une sortie et dont le brouillard résiduel diffuse la lumière.
Cette première séance va être consacrée au photos en travelling arrière droit de la voiture.
Un quart d'heure est nécessaire pour équiper la Clio de la LVA avec le support de l'appareil photo. Le journaliste profite de ce temps mort pour me donner les N° de janvier et février d'Auto-Rétro ainsi que le N° de la semaine de la LVA.

Le but du jeu est pour moi de rouler les 2 roues de gauche sur la ligne médiane, le journaliste et le photographe me suivent en Clio en serrant à droite à 2 mètres de mon parechocs pour faire la prise de vue.
Position plutôt inconfortable.
On roule à 45/50 km/h jusqu'au rond-point suivant, on revient et on recommence jusqu'à obtenir une photo correcte.
Pourquoi cette configuration? Les prise de vues se font au grand angle ce qui donne d'avantage l'impression de vitesse.
Après 6 ou 7 aller-retour on me fait signe que s'est OK, ça tombe bien car le brouillard retombe.
Il est 11h passées.
Direction maintenant vers le lieu des prises de vues où la voiture passe devant le photographe qui est statique.
Nouvelle route, avec un soleil de retour.
Nouveaux et nombreux aller-retour avec la Morgan devant le photographe.
La route est étroite, ce qui ne facilite pas les demi-tours compte tenu du rayon de braquage démesuré des Morgan.
Il est presque midi, le photographe décide de la pose déjeuner.
Quand l'essai proprement dit va-t-il avoir lieu?
Je prends les devants et propose au journaliste de prendre le volant jusqu'au restaurant.
Durant le repas, Raphaël, le jeune journaliste dit qu'il trouve la Morgan plus agréable à conduire qu'un TR3, la discussion tournera autour de la Morgan, il faut bien de la matière pour l'article.
Repas fini, retour sur les prises de vue. Décapoté cette fois, mais en conservant les side-screens.
C'est le journaliste qui se colle à faire les aller-retour devant l'objectif.
Après une demi-heure, notre photographe semble avoir suffisamment de matière pour passer à la suite.
Nous reprenons la route pour aller sur les lieux de prise de vue 3/4 avant gauche.
Notre jeune journaliste conserve le volant et commence a bien gouter les joies de la conduite du Tourer, je le sens plus incisif.
Arrivés sur la D225, le photographe s'arrête, rabat les sièges de la Clio pour "s'allonger" à l'arrière et prendre ses photos coffre ouvert. Notre Journaliste quitte le siège conducteur de la Morgan pour s'assoir dans celui de la Clio.
Cette fois-ci c'est la Clio qui roule tout à gauche de la voie, et je suis chargé de rouler le plus à droite possible, à moins de 2 m de la Clio. C'est guère plus confortable que le matin, même si on ne dépasse pas les 50 km/h.
Cette prise de vue servira pour la couverture du magazine.
Arrivés aux portes de Nemours Le photographe s'arrête et me signifie qu'il a suffisamment de clichés.
Direction la mer de sable de Poligny pour les photos en statique.
Il est 3 heures passées le photographe cherche l'emplacement optimum pour les photos, environnement, éclairage; et installe son matériel.
La Morgan est prise en photo sous toutes les coutures.



Intérieur, extérieur, baie moteur, tout y passe.
18 h00, la séance photos s'arrête.
La nuit est tombée, il fait froid, le journaliste à froid, moi aussi.
On se quitte après une journée bien remplie, dont la majeure partie a été consacrée aux photos.
Mais n'est-ce pas ce qui nous fait acheter les magazines?





