Déjà, merci infiniment, pour la tonalité des échanges. J'étais absolument sûr qu'en une phrase un peu provoc (c'est un peu mon fond...), j'allais susciter un truc un peu inflammatoire ! On connait d'avance et par coeur les réactions, les arguments

Difficile de saisir la réalité en généralisant autant qu'on le fait dans nos échanges ; puis, chacun s'exprime avec son prisme de vie, son boulot. Forcément, avec le mien, j'ai un autre prisme que celui de Rêveur sur "les jeunes et le travail".
Et puis, puisqu'on s'est lancé sur le sujet, franchement, qui est solidaire de qui ? Personne ! C'est antinaturel ! Je dis ça surtout sans jugement de valeur. Qu'est ce que l'urbain de centre-ville a à ficher que le péri-urbain ou le rural doive sortir 18 000 € pour pas polluer son centre à lui une fois que sa Clio Diesel a définitivement lâché ! Il ne pense qu'à lui et c'est humain. On peut même dire que c'est normal ! Qu'est ce que le jeune peut bien avoir à ficher de l'ancien pour 1001 raisons ? Et réciproquement, oui oui ! Ha, oui oui ! Donc, je ne cliverais surtout pas. Que l'on crée une génération de lapins crétins me semble être encore un autre sujet.
Le coeur du problème est que la solidarité, qu'elle soit financière ou écologique (ZFE), n'est pas naturelle : un consensus s'est crée en 1945, entretenu facilement en période d'abondance (30 glorieuses), financé par la dette ensuite. Et après ? Ca va bien coincer ou rompre, à un moment ! Et je pense que c'était vraiment pas la peine d'aller sur un point de clivage écolo avec ces ZFE. Mais, alors vraiment pas.
Si je devais résumer ma pensée, je déplorerais un effet "cliquet" qui fait très peur vu ce que ça peut engendrer à la fin : toujours plus de droits (sociaux hier, écolos aujourd'hui), au bien-fondé jamais remis en question (ou au prix d'1 million de personnes dans la rue), toujours au bénéfice de minorités, payés toujours plus par d'autres (les bénéficiaires ne sont pas les payeurs !). Dès l'instant qu'il n'y a pas de base électorale suffisamment forte, ni de sagesse ou responsabilité politique, pour réintroduire démocratiquement le rééquilibrage nécessaire, c'est un coup à ressortir les gilets jaunes.