La Taupe a écrit :h trois a écrit :Juste prévoir un petit torchon pour essuyer l'eau qui goutte de sous le TdB sur le devant du tunnel en cas de grosse pluie.
Je ne sais plus si on l'a mentioné ici ou pas mais la fuite sous le tableau de bord qui affecte pratiquement la totalité des Morgan vient de fixation de la charnière de capot. Il suffit de poser un filet de mastic au silicone clair autour de la tôle en retrait et étamée sur l'auvent et reçoit la platine en laiton qui tient
la charnière. De même, il faut monter les deux vis à bois tête fraisée à bain de mastic. La flotte qui se faufile par ce chemin n'est bonne ni pour le bois, le faisceau électrique, le cuir du tunnel et les rotules du pilote.
Je dois me rendre à l'évidence, PierreRS a probablement raison de sous traiter toute la partie mécanique et de ne pas vouloir suivre lui-même, en bricoleur du Dimanche, les avis éclairés de la Taupe.
La preuve :
Ayant eu l'occasion de recevoir de l'eau sur mes chevilles lors d'une récente sortie pluvieuse en Morgan, j'ai donc décidé de profiter d'un 14 Juillet ensoleillé pour sortir la caisse à outils et suivre les conseils de notre ami d'outre Manche. Après tout, 2 vis à changer, c'est pas le Chanel à boire.
En regardant les 2 vis en question, on voit très vite que la rouille à fait son travail et que le remplacement est nécessaire. Le problème est que, avec le paquet de rouille qu'il y a, le tournevis a peu ou pas de prise, la fente de la vis est bouffée par la rouille. Ce qui devait arriver est donc arrivé, en forçant, le tournevis a glissé et a été faire une superbe entaille sur la tôle devant le pare-brise.
Tout ça commençait donc sous de très bons auspices.
Dans un cas comme ça, pour débloquer une vis rouillée, on m'avait pourtant dit qu'il suffisait de taper un peu sur la vis avec un marteau pour "casser" la rouille et qu'ensuite ça venait tout seul. J'aurais du y penser...
Aussitôt, je m'empare de mon bon vieux marteau pour taper sur le tournevis, minutieusement placé sur la tête de la vis. Un petit coup, 2 petits coups. Toujours rien. Je recommence, un peu plus fort. Rien. Nada. Bon, ben on recommence, en tapant un peu plus fort.
Et c'est là que l'imprévu est arrivé : la tête du marteau décide soudain de vivre sa vie librement et file droit vers le pare-brise qui vole en éclats.

Elle aurait pu aller par terre, par exemple. Ben non, dans le pare-brise.
Je commence à trouver que ces 2 vis commencent à me courir

Au point où j'en étais, il n'y avait plus de raison de ne pas utiliser les grands moyens, sortir le pieds de biche pour arracher les 2 charnières avec les vis. A partir de là, j'ai pas tout compris. Ca a forcé pendant un moment puis, au lieu de lâcher vis par vis, il y a eu un grand BANG et je me suis retrouvé couché sur les 2 capots qui avaient curieusement adopté la forme du couvre culasse.
Un rapide examen des dégâts m'a montré que les 2 charnières, tordues, avaient 2 énormes trous à l'emplacement des 2 vis à problème, les capots étaient récupérables, mais avec un aérodynamisme pas forcément très efficient. Quand aux 2 vis, elles étaient toujours là, bien rouillées, fièrement plantées à leur place dans le bois de frêne made in Malvern.
Heureusement, la pince étau a pu leur faire rendre gorge
L'après midi fut occupé à remonter tant bien que mal les différentes pièces. Mais sans utiliser les vis N°4 x 3/4" préconisées par la Taupe.
Pour 2 raisons : d'une part, les trous de la charnière étant devenus trop grands, il m'a fallu des tire-fonds de 12 (avec bain de mastic, bien sûr), d'autre part, notre ami nous a enduit d'erreur,
ce ne sont pas des vis N°4 x 3/4" mais des classiques 4x25 métriques
Quand je pense que sans ce conseil erroné, rien ne serait arrivé
Et, permettez moi un conseil : si, comme moi, vous êtes bricoleur du Dimanche, ne faites rien un Jeudi férié. C'est souvent source de problèmes
