StAulaire a écrit :
Manifestement BPM n'était pas dans cette approche...
J'ai l'impression d'un immense malentendu avec BPM.
Qu'est ce qu'un groupe inconnu, aux mains de gens inconnus, vient faire dans le monde la Morgan ? Rien ne rentre aussi peu dans les standards industriels de la vente et du SAV qu'une Morgan et qu'un client Morgan. Pour un industriel, une Morgan et un client Morgan, c'est l'horreur absolue !
La marque, avec son châssis CX, son actionnariat, aussi en se donnant des airs de grande qui joue dans la cour des Porsche, a peut-être pu faire croire qu'elle rentrait dans l'ère industrielle.
Mais le client, lui, il n'est pas dans cette ère.
L'auto, qui t'impose 5 changements de radiateur, à l'épreuve des faits, n'est pas dans cette ère.
L'usine, infoutue de t'envoyer en 48h la pièce manquante, elle-même, n'est pas dans cette ère.
Pour les mecs de l'usine, même t'envoyer un pare-soleil, un petit pare-soleil, c'est le bout du monde : c'est dire le niveau ! Ils sont infoutus de t'envoyer sur un papier A4 à 100 € (leurs fameux certificat...) les caractéristiques de base de ton auto sortie d'usine voilà à peine quelques années ! On pourrait dire que Morgan, c'est le "romantisme" british au charme suranné d'une marque qui fait partie du patrimoine automobile. Ce serait une manière pudique et élégante de dire qu'elle est entre les mains de glands de concours infoutus de faire, à la fois, une production industrielle et stantardisée répondant aux exigences contemporaines, et de répondre aux demandes personnelles de clients, disons-le, plus ou moins chelous.
Je ne comprends pas ce que ce groupe obscur est allé faire avec une marque qui n'est bonne ni dans sa prestation industrielle (vous me rappelez les stop drive et les changements de radiateurs ? ), ni dans sa prestation personnelle. Tout ça, toute l'ampleur de ce raté, ce n'est pas BPM : c'est Malvern.
Moi, tout ce que je veux, c'est que celui qui m'a vendu ma Mog et ma Cat, qui a le métier, l'expérience, le recul, le savoir, la culture, puisse faire son métier et compenser les manques de l'usine ou au moins composer avec : qu'est ce que BPM lui a apporté ? J'ai vu l'avant. J'ai vu le pendant. Rien. Car l'expertise n'est pas celle d'un groupe mais d'une personne. Que j'ai trouvée remarquable avant et pendant BPM.
Idem de l'entretien : je me FOUS de recevoir un SMS soudain qui m'informe que j'ai rendez demain à 10h30 la veille du rendez-vous : je suis grand et mon Moleskine est plein de rendez-vous que je note à la main. Tout ce que je veux est qu'on laisse bosser celui qui est monté en compétences, et qui acquiert une mémoire des Morgan, Caterham et autres qu'aucun contrôle de gestion ne pourra faire rentrer dans un tableur Excel.
Bref : bon vent BPM !
Et que Morgan balaie devant sa porte : il y a en France (2eme marché je crois ?), toutes les compétences, tous les savoirs, toutes les mémoires aux 4 coins du pays. C'est là. Mais il y a aussi une marque, une usine, une Direction qui n'a peut être pas une stratégie en cohérence avec ce potentiel. En un mot : que l'usine balaie devant sa porte et qu'elle fasse confiance à ses artisans français aux 4 coins du pays pour jongler avec ses insuffisances.