Les femmes ont (parfois) raison en mécanique
Posté : 15 oct. 2010, 21:55
Il y a peu, il a fallu faire la vidange, le kilométrage limite étant atteint. Au programme donc pour le Samedi suivant.
Curieusement, ma femme m'a proposé de s'en occuper au centre auto Feux Vert du coin (vous pouvez remplacer Feux Vert par Norauto, Leclerc Carrefour ou tout autre centre auto de grandes surfaces de banlieu, cela ne change rien), il y a une promo à 50 euro tout compris. Craignant qu'une après midi dans un centre commercial coute bien plus que 50 €, j'ai prétexté que j'avais déjà tout ce qu'il fallait au garage, que c'était vraiment peu de temps à y passer, donc j'allais le faire bien volontier.
Samedi matin, donc, au boulot. Rapidement, j'ai vu que si j'avais bien de l'huile, il ne restait qu'un fond de bidon. Direction donc le centre commercial pour acheter un bidon neuf, puis tant qu'à faire, de la litière pour chat au cas où je mette de l'huile sur le sol du garage entièrement nettoyé il y a peu.
Retour au garage pour rassembler les outils nécessaires. Au bout d'une heure, impossible de trouver ces foutus chandelles, j'étais pourtant sûr de les avoir ranger la dernière fois. Baste, on fera sans. Par contre, si j'ai bien le bac de vidange, celui-ci est plein. Il est déjà 11 heures, pas le temps d'aller faire la queue à la déchetterie avant midi.
La seule solution, faire un trou dans le fond du jardin....
Au terme de cette intense matinée, un bon apéro puis le déjeuner sont les bien venus. Au moment du café, un de mes potes arrive. Comme on ne s'est pas vu depuis longtemps, on discute un peu avec un pousse café et il me propose un coup de main. A deux, c'est toujours mieux.
Grâce à lui et quelques bastaings, la voiture est mise sur cales. Le bac à vidange, vide, est mis sous l'auto. Un coup de clé Allen de 8 et c'est parti. Si tant est que la clé n'est pas là où elle devrait, nouvelle recherche pendant 1/2 heure. Rein à faire, elle est introuvable. On se console alors avec une bière.
Faute de clé allen, j'essaye avec la pince crocodile. Au bout de 10 minutes, les mains déjà bien marquées par les contacts répétés avec le châssis, le bouchon, bien entaillé, fini par céder. Manque de bol, il tombe dans l'huile chaude. Avec force jurons, les mains brulées, j'arrive à le récupérer. ouf.
Le plus dur étant fait, le temps que l'huile coule, on en profite pour descendre une bière. Celle ci finie, on attaque le filtre à huile. Si trouver la clé à filtre a été facile (quand c'est rangé, c'est beaucoup mieux), le sangle est nase, va falloir s'en passer. Avec une bière à la main, on échange les points de vue avec mon pote sur la façon de faire.
La solution est trouvée : en trouant le filtre, on va pouvoir faire levier avec un tournevis. Aussitôt dit, aussitôt fait. Comme de juste, en faisant le trou, l'huile pisse par terre après avoir maculer le moteur et comble de malchance, en dévissant, le tournevis ripe, provoque une grande rayure dans la carrosserie en m'écrasant la main sur le bloc moteur.
Après une pause infirmerie, il est temps de faire une pause, et on refait le monde avec mon copain en finissant le stock de bière.
Le stock étant épuisé, on peut enfin monter le nouveau filtre, un peut gêner quant même avec mon pansement qui double le volume de ma main. Ils aurait pu laisser plus de place quand même autour du moteur, les c***...
Dans un but évident de maintenir un garage propre et en ordre, il faut se débarrasser de l'huile. Mais il est déjà 17 heures, la déchetterie est fermée. Va pour le trou de ce matin, un peu plus ou moins, cela ne change pas le problème. Ne trouvant plus la pelle, je le rebouche à la main.
Enfin, on peut faire le plein d'huile... Avec soin, pour ne pas en mettre sur tout le moteur, je verse tout doucement jusqu'au moment où mon pote me signale que de l'huile commence à atteindre mes chaussures.
Et zut, le bouchon, en discutant, je l'ai oublié. Mais où je l'ai posé ? c'est vrai, il était dans l'huile. J'en suis quitte pour ouvrir le trou que je viens de reboucher.
Au bout d'une demi heure,j'ai beau remuer la terre, nada, que néni, rien, pas de bouchon. Il est donc dans le garage. Au bout d'une heure, on le trouve, il avait roulé sous l'établi pour s'arrêter au pieds des chandelles qu'on cherchait ce matin.
Une fois le bouchon nettoyer de toutes les saletés ramassées au sol, on peut enfin le reposer avec la pince multiprise. Comme de juste, elle ripe et ma main va de nouveau s'écraser sur le châssis.
On a bien mérité un petit apéro, d'ailleurs, c'est l'heure...
Enfin, on peut faire le plein moteur. Puis descendre la voiture de ses cales. Comme de juste, une cale fout le camps trop vite et le bas de caisse s'écrase dessus. Et m****, grosse réparation de carrosserie en prévision. Les jurons pleuvent.
Reste à reculer la voiture, nettoyer le sol avec la litière pour chat, histoire d'absorber l'huile neuve et tenter d'enlever le plus gros.
Aller, une petit apéro pour se réconforter, un rapide petit tour du pâté de maison pour voir que tout va bien, le diner et enfin, on va pouvoir profiter de la soiré, du weekend....
Un peu plus tard, le téléphone "Allo, ici Police Nationale. On a arrêté 2 hommes en voiture, le conducteur n'a pas de papier, pue l'huile de vidange, a une mauvaise blessure à la main avec un pansement repoussant de saleté. Il dit qu'il est votre mari. Il conduisait en état d'ivresse, il est pour la nuit en cellule de dégrisement. La voiture est en fourrière."
Bilan de la vidange :
huile et litière pour chat : 30 €
bières et appéros : pour mémoire
produits infirmiers : pour mémoire
amende pour conduite en état d'ivresse : 900 € et 6 points de permis
fourrière : 125 €
Carrosserie : le devis est à faire
Dans le fond, ma femme avait peut-être raison.
Vive la mécanique à la maison
Curieusement, ma femme m'a proposé de s'en occuper au centre auto Feux Vert du coin (vous pouvez remplacer Feux Vert par Norauto, Leclerc Carrefour ou tout autre centre auto de grandes surfaces de banlieu, cela ne change rien), il y a une promo à 50 euro tout compris. Craignant qu'une après midi dans un centre commercial coute bien plus que 50 €, j'ai prétexté que j'avais déjà tout ce qu'il fallait au garage, que c'était vraiment peu de temps à y passer, donc j'allais le faire bien volontier.
Samedi matin, donc, au boulot. Rapidement, j'ai vu que si j'avais bien de l'huile, il ne restait qu'un fond de bidon. Direction donc le centre commercial pour acheter un bidon neuf, puis tant qu'à faire, de la litière pour chat au cas où je mette de l'huile sur le sol du garage entièrement nettoyé il y a peu.
Retour au garage pour rassembler les outils nécessaires. Au bout d'une heure, impossible de trouver ces foutus chandelles, j'étais pourtant sûr de les avoir ranger la dernière fois. Baste, on fera sans. Par contre, si j'ai bien le bac de vidange, celui-ci est plein. Il est déjà 11 heures, pas le temps d'aller faire la queue à la déchetterie avant midi.
La seule solution, faire un trou dans le fond du jardin....
Au terme de cette intense matinée, un bon apéro puis le déjeuner sont les bien venus. Au moment du café, un de mes potes arrive. Comme on ne s'est pas vu depuis longtemps, on discute un peu avec un pousse café et il me propose un coup de main. A deux, c'est toujours mieux.
Grâce à lui et quelques bastaings, la voiture est mise sur cales. Le bac à vidange, vide, est mis sous l'auto. Un coup de clé Allen de 8 et c'est parti. Si tant est que la clé n'est pas là où elle devrait, nouvelle recherche pendant 1/2 heure. Rein à faire, elle est introuvable. On se console alors avec une bière.
Faute de clé allen, j'essaye avec la pince crocodile. Au bout de 10 minutes, les mains déjà bien marquées par les contacts répétés avec le châssis, le bouchon, bien entaillé, fini par céder. Manque de bol, il tombe dans l'huile chaude. Avec force jurons, les mains brulées, j'arrive à le récupérer. ouf.
Le plus dur étant fait, le temps que l'huile coule, on en profite pour descendre une bière. Celle ci finie, on attaque le filtre à huile. Si trouver la clé à filtre a été facile (quand c'est rangé, c'est beaucoup mieux), le sangle est nase, va falloir s'en passer. Avec une bière à la main, on échange les points de vue avec mon pote sur la façon de faire.
La solution est trouvée : en trouant le filtre, on va pouvoir faire levier avec un tournevis. Aussitôt dit, aussitôt fait. Comme de juste, en faisant le trou, l'huile pisse par terre après avoir maculer le moteur et comble de malchance, en dévissant, le tournevis ripe, provoque une grande rayure dans la carrosserie en m'écrasant la main sur le bloc moteur.
Après une pause infirmerie, il est temps de faire une pause, et on refait le monde avec mon copain en finissant le stock de bière.
Le stock étant épuisé, on peut enfin monter le nouveau filtre, un peut gêner quant même avec mon pansement qui double le volume de ma main. Ils aurait pu laisser plus de place quand même autour du moteur, les c***...
Dans un but évident de maintenir un garage propre et en ordre, il faut se débarrasser de l'huile. Mais il est déjà 17 heures, la déchetterie est fermée. Va pour le trou de ce matin, un peu plus ou moins, cela ne change pas le problème. Ne trouvant plus la pelle, je le rebouche à la main.
Enfin, on peut faire le plein d'huile... Avec soin, pour ne pas en mettre sur tout le moteur, je verse tout doucement jusqu'au moment où mon pote me signale que de l'huile commence à atteindre mes chaussures.
Et zut, le bouchon, en discutant, je l'ai oublié. Mais où je l'ai posé ? c'est vrai, il était dans l'huile. J'en suis quitte pour ouvrir le trou que je viens de reboucher.
Au bout d'une demi heure,j'ai beau remuer la terre, nada, que néni, rien, pas de bouchon. Il est donc dans le garage. Au bout d'une heure, on le trouve, il avait roulé sous l'établi pour s'arrêter au pieds des chandelles qu'on cherchait ce matin.
Une fois le bouchon nettoyer de toutes les saletés ramassées au sol, on peut enfin le reposer avec la pince multiprise. Comme de juste, elle ripe et ma main va de nouveau s'écraser sur le châssis.
On a bien mérité un petit apéro, d'ailleurs, c'est l'heure...
Enfin, on peut faire le plein moteur. Puis descendre la voiture de ses cales. Comme de juste, une cale fout le camps trop vite et le bas de caisse s'écrase dessus. Et m****, grosse réparation de carrosserie en prévision. Les jurons pleuvent.
Reste à reculer la voiture, nettoyer le sol avec la litière pour chat, histoire d'absorber l'huile neuve et tenter d'enlever le plus gros.
Aller, une petit apéro pour se réconforter, un rapide petit tour du pâté de maison pour voir que tout va bien, le diner et enfin, on va pouvoir profiter de la soiré, du weekend....
Un peu plus tard, le téléphone "Allo, ici Police Nationale. On a arrêté 2 hommes en voiture, le conducteur n'a pas de papier, pue l'huile de vidange, a une mauvaise blessure à la main avec un pansement repoussant de saleté. Il dit qu'il est votre mari. Il conduisait en état d'ivresse, il est pour la nuit en cellule de dégrisement. La voiture est en fourrière."
Bilan de la vidange :
huile et litière pour chat : 30 €
bières et appéros : pour mémoire
produits infirmiers : pour mémoire
amende pour conduite en état d'ivresse : 900 € et 6 points de permis
fourrière : 125 €
Carrosserie : le devis est à faire
Dans le fond, ma femme avait peut-être raison.
Vive la mécanique à la maison